Sources : express du 27 août 2014
L'Express a consacré cette semaine un numéro spécial immobilier.
Le constat tiré des chiffres de la chambre des notaires, est sans appel : le secteur est en crise.
Ce constat est relayé par l'actualité politique : gouvernement Valls 2 et annonces cet après midi (à 15h30 avec Sylvia Pinel, ministre du logement) de mesures spéciales pour relancer l'immobilier en France.
Cependant, et pour tout ce qui nous concerne, la ville de Lyon, notre chère capitale des Gaules, résiste même plus que bien à la baisse de prix.
Si la chute concerne la capitale Paris ainsi que d'autres villes françaises (Nice, Cannes, Marseille, Toulouse, Toulon, Fréjus...) et les zones rurales, Lyon semble l'exception à peu de choses près.
En effet, si l'on calcule la moyenne des variations de prix dans l'ancien (sur les ville de Bron, Caluire, Craponne, Décines, Ecully, Fontaines, Francheville, Lyon, Meyzieu, La Mulatière, Oullins, Rillieux, Sainte Foy, Saint Genis, Saint Priest, Tassin, Vaulx en Velin, Vénissieux, Villefranche et Villeurbanne) on obtient une baisse (jusque là tout est cohérent avec la tendance du marché), mais une baisse somme toute relative car une baisse de -0.35% !!!
En tant qu'investisseur immobilier on ne peut que se féliciter de la réputation de Lyon comme ville au marché locatif stable et à l'immobilier patrimonial pérenne. D'autant plus que la moyenne
sur les arrondissements lyonnais est, elle, une
variation à la hausse de +1,1% !
Les extrêmes sont une chute de
-7,1% des prix de l'ancien dans Lyon 2 et une hausse de
+6,2% pour Lyon 4.
En ce qui concerne l'immobilier neuf, et bien pas de mauvaises surprises : malgré une baisse des mises en chantier et un secteur en berne, des promoteurs aux abois et une fédération du batiment qui demande au gouvernement des mesures urgentes, les prix n'ont pas baissés mais augmentés.
En cause : la demande toujours présente. Car si les investisseurs se détournent de villes trop chères ou ayant un risque locatif trop grand, ils reviennent aux basiques et investissent à Lyon, attractive et dynamique, n'hésitant pas à acheter en première et deuxième couronne lorsque le budget devient trop restreint pour de l'intra muros ou qu'une bonne affaire se présente.
On obtient donc une
hausse moyenne des prix de +2,72% , ce qui, en période de crise mérite d'être souligné (avec des écarts à -7,9% pour Venissieux et +10,4% pour Caluire).